19750

Fondation du
WOJAC

20020

Fondation du
JJAC US

20080

Fondation du
JJAC Suisse

Mot du Président M. David C.

Né au Caire en Égypte, j’ai subi l’exil comme 900000 de mes coreligionnaires résidant dans des pays Arabes dans les années 1950. Nous avions, avec ma famille, une belle vie en Égypte.

Mon père avait une affaire florissante et nous vivions en toute tranquillité dans notre quartier sur les berges du Nil, bien que certains évènements contre notre communauté avaient déjà commencé à entacher cette harmonie. Avec l’arrivée de Nasser en 1956, les agressions et l’hostilité envers les juifs égyptiens se sont terriblement intensifiées.

En 1958, un ami de mon père le prévient : « Joseph, tu dois partir ! On va nationaliser tes usines… ». Mon père doit nous trouver une autre patrie et s’envole seul pour le Canada puis New York. Pendant ce temps ma mère, ma sœur Denise, mon frère jumeaux Albert et moi-même, restés au Caire, assistons désarmés à l’escalade de la violence contre les juifs – expropriation, prison, torture, meurtre.

Laissant tout derrière nous et grâce à l’aide d’amis, notre famille se réunit rapidement à Paris puis émigre et s’installe à Genève où mon père doit reconstruire toute notre vie. Environ 60 ans plus tard, grâce à mon père, nous sommes ma fratrie et moi-même toujours en sécurité à Genève ou nous avons planté de nouvelles racines et gardé la nostalgie de notre jeunesse en Égypte au fond de notre cœur.

Alors quand Madame Hodara me convie à une réunion JJAC il y a une dizaine d’année, je suis naturellement touché par la cause et rejoins l’équipe pour m’investir encore un peu plus en acceptant la présidence en 2020. 

Comment tout a commencé

Les Amis Suisse de Justice for Jews from Arab Countries

Annie Hodara a quitté définitivement la Tunisie en 1967 après la guerre des 6 jours. Pour se remettre en perspective, durant cette période des hordes de personnes hurlent et égorgent les Juifs en Tunisie (feux de joie avec les denrées de l’épicier juif, incendie de la synagogue, ambassade des EU attaquée, la police n’agit pas).
Un fort sentiment de ne plus pouvoir rester en Tunisie si on est juif.

Début Septembre 1967 Annie Hodara quitte la Tunisie pour Paris puis après 2/3 ans, elle suit son mari à Genève ou celui-ci est muté.

Elle obtient son Master en sociologie en 2005. Son Mémoire d’étude porte sur le départ des Juifs de Tunisie. C’est à ce moment que l’aventure commence. Ce sujet la passionne.

En 2007, Mme Hodara rencontre Stanley Urman, un des fondateurs de JJAC US, à l’issue d’une conférence à Genève. Elle se propose volontaire pour agir dans cette mission.

En 2008 création de la JJAC à Londres ou Mr&Mme Hodara sont invités pour faire partie du board. Mme Hodara est nommée au bureau directeur à Londres. Une antenne est crée à Genève.

Annie Hodara - Fondatrice de JJAC Suisse
S. Daniel Abraham - Fondateur du JJAC US
JJAC US

Fondé en 2002

Fondé en 2002, Justice for Jews from Arab Countries (JJAC) est une alliance d’organisations communautaires juives majeures ayant opérée initialement  sous les directions de l’Association des Présidents des principales organisations juives américaines, de la Fédération Séfarade Américaine en collaboration avec le Comité Juif Américain, du Congrès juif mondial, de la Ligue anti-diffamation, de B’nai Brith International, du Conseil public juif pour les affaires publiques et le Congrès mondial sépharade.

Au commencement WOJAC

WOJAC : Organisation Mondiale des juifs originaires des Pays Arabes

Cette organisation fut créée à Jérusalem en 1975, dans le but de défendre les intérêts de près de deux millions de Juifs, descendance comprise, originaire du monde arabe.
La WOJAC a cessé ses activités en 1999. C’est la JJAC (Justice for Jews from Arab Countries), créée à New York en 2002, qui a repris le flambeau.

Mordechai Ben-Porat - Fondateur du WOJAC